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      La fabuleuse histoire 
 
  de
 
 La Ufa
 
 
 
 
 
 
  (Universum-film aktien gesellschaft)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
             
 
 
 
 
Pour  tout  amateur  de l'histoire du cinéma, le nom de la Ufa  évoque sans  contredit  une épisode fabuleuse. Ce studio fondé en banlieue de Berlin en 1918, juste après la grande guerre, pour entre autre, remonté le  moral  de  la  population  allemande qui  entrait  dans  une  période encore plus sombre.  Le  fameux  studio  connaîtra  cependant  une  expansion  rapide pour  devenir à son apogée  une boîte  comptant 4000 employés ,dont  les  productions  cinéma  dépassèrent  rapidement les frontières de l'Allemagne.  Avec des producteurs visionnaires comme Erich Pommer,  des  réalisateurs  comme  Fritz Lang  (Docteur Mabuse,1922),  (Metropolis,1927)  et  Josef  von Sternberg (L'Ange Bleu,1930), ces productions on obtenu un tel  succès  au  point  même d'éveiller la crainte et  la  jalousie d'Hollywood  qui  scrutaient à la loupe tout ce qui ce passait à la Ufa!
 
 
 
Les débuts de la Ufa
 
La  fin  du  premier  conflit  mondial  eu  lieu le 11 novembre 1918 avec la signature de l'Armistice, ce conflit qui avait plonger l'Europe dans un violent  carnage  presque  sans  précédent  ,avait  entraîné la  défaite de l'Allemagne  ainsi  que de ces alliés: l'empire d'Autriche-Hongrie et la Turquie.  La fin de ce conflit,  due,  disons-le, à l'intervention opportuniste des américains et du président  Wilson qui tiendra les ficelles de ce bâclé  Traité  de  Versailles, lequel imputera  à  l'Allemagne  une  dette  colossale  envers  les  pays  vainqueurs  et  plongera  le pays dans un marasme total:  le peuple  est  affamé, brisé et épuisé. La  monnaie allemande, le mark , est très fortement déprecié. Le chaos règne: vitrines brisées,  grèves,  spoliations  et  violence  partout.  Et  bien  sûr  ce  désespoir  amène  à  toutes  sortes  de  mouvances  politique :  monté du communisme et  apparition de l'extrême droite en 1920 menée par un agitateur du nom d'Adolf Hitler.
 
Durant ces années de misère,le peuple allemand laisser à lui même ne trouvai le salut que dans l'urgence de vivre,  plus  particulièrement  à Berlin où ce concentrai de rares privilégiés , des touristes, des bohèmes, artistes de tout acabit, on transformés la ville en un foyer de plaisirs et débauches ,surclassant même l'effervescence de Paris. Les boîtes de nuit, cinémas, théâtres frivoles, bordels et clubs de travestis ce sont multipliés. La perversion prospérait, les drogues circulaient librement, la nudité courante, sous l'œil souvent complaisant de la police...
 
Tout ces ingrédients laissait bien sûr le champ libre, en cette période du cinéma muet, à un groupe de créateurs et cinéastes qui y voyaient à ce moment-là une belle opportunité.  Depuis  le  début  du conflit  en 1914, les  distributeurs allemands  n'avaient plus accès aux productions cinématographiques française  et  britanniques,  et  furent  privées  à partir  1917, des  productions  italiennes  et  américaines.  Alors un seul remède: augmenter  la  production  nationale, Les prémices de la Ufa s'établirent donc durant  cette même année 1917,  soit juste avant la fin du conflit,  qui  fût  d'abord  une maison de production financée par le gouvernement. À la suite de la défaite de l'Allemagne, la Deutsche Bank qui a  Emil  Georg  von  Stauss  à sa tête comme  président ,un nationaliste inspiré par des idéaux extrémistes et militariste, bien avant Hitler. Stauss  racheta  les parts du  gouvernement  et  avec  la  fusion  d'autres  maisons  de  productions  allemande déjà prestigieuses comme la Decla-Bioscop  avec  son  réseau  de distribution; la Deuling (DLG) et  l'Union, ce qui permit à la nouvelle société de connaître une expansion rapide. La crise économique qui  a  sévit  due  en  grande partie à la dette colossale de l'Allemagne envers les pays vainqueurs.   
 
 
En 1919, en vue de reconstruire le  pays,  le gouvernement allemand rédige  une  nouvelle   constitution  qui   instaure  la   République   de Weimar (due au nom de la ville où elle a été signée).  C'est  en  1921 que le gouvernement allemand, face  à l a crise  qui  perdure,  prend  la décision de céder ses parts  à  l'entreprise et d'autres actionnaires importants se retirent  et  vendent  leurs parts à la Deutsche Bank de Emil  Georg  von  Stauss,   ainsi  la structure  financière  de la Ufa se retrouvait   totalement  privatisée.  Beaucoup  d'employés de l'état se retrouvèrent au chômage, devant l'urgence le gouvernement allemand imprime  des  marks  en  masses,  ce qui entraîna une hyperinflation. Cette situation, non sans danger pour la Ufa, lui a permis sa rentabilité relative car la grande entreprise qui à l'instar des productions allemandes d'avant sa fondation, allait poursuivre en galvaudant encore plus le patriotisme.   Le cinéma est très souvent le dernier refuge, le moyen d'évasion, le réconfort absolu.
 

 
 
                                     source:Hitchcok et l'art,coïncidencees fatales,M.N.B.A,p.37.
Les Nibelungen de Fritz Lang, 1924.
 
 
 
Le  siège  social  de  la  Ufa  sera  installé  à Neubabelsberg (rebaptisé du temps Babelsberg, en référence à la tour de Babel, un faubourg de Postdam, dans les environs de Berlin. Les locaux seront constitués de bâtiments gigantesques comme des ateliers, laboratoires,  entrepôts et immenses serres (bâtiments de verre) pour  les  tournages  en  lumières  naturelles  et  les  studios bénéficieront aussi d'autres installations dans  divers  endroits  en  Allemagne,  comme  à  Staaken, Tempelhof  et  Johannisthal, pour  répondre à leurs  ambitieux  besoins. Les idées fusent  et  les  moyens ne manqueront  pas. Sont  embauchés  des  techniciens, musiciens, maquilleurs, menuisiers, architectes  et  bien sûr l'élite  du  cinéma  allemand:  des  réalisateurs  comme  Ludwig Berger,  Johannes Guter, Carl Froelich, Fritz Lang, Friedrich  Wihelm  Murnau, Robert Reinert,  Fritz  Wendhausen;  des scénaristes  comme  Thea von Harbou  et  le  formidable Carl Mayer; des décorateurs qui feront leurs marques:  Robert Herlth,  Walter Röhrig,  Otto Hunte;  des chefs opérateurs innovateurs de l'expérimentation visuelle comme Karl Freund, Carl Hoffman,  Axel Graatkjär,  Fritz Arno Wagner  et  Erich Waschneck;  des  comédiens  comme; Lil Dagover, Marlene Dietrich, Aud Egede Nissen, Agnes Straub, Paul Richter, Werner Krauss, Hermann Thiming. Bref, une véritable fourmilière de compétences; de talents et d'ambitions.
 
 

 

Une innovation de la Ufa - L'expressionnisme
 
Ce nouveau géant du cinéma ce montrera à l'avant-garde  pour  son  sens de l'innovation particulièrement  du  côté  de l'expressionnisme: des décors de styles audacieux et d'exagérations, aux lignes,aux formes contrastantes et anguleuses. Style connexe ,en fait ,du décor de  théâtre, sous  des  éclairages  et  projections d'ombres  qui mâtinent  tantôt  l'horreur,  tantôt  le  fantastique.  Ces  ingrédients conviennent aux mises en scènes dramatiques et angoissantes qui captivent. Ce mode expressionnisme sera présent dans bien des films de la Ufa. En outre l'expressionnisme était un exutoire des fantasmes et chimères du peuple allemand meurtri de l'après-guerre.
 
                                                                                   source: movies.nytimes.com.
Une scène du Le Cabinet du Docteur Caligari, un bel exemple de L'expressionnisme allemand.
 
 
 
 
Cette équipe fera figure de touche à tout, toutes les avenues possibles ,genres et sous-genres seront explorés: le quotidien, le libertinage, la pègre, la comédie, la comédie musicale,le drame ,l'espionnage, contes etc. Pour la mise en scène; les décors et les costumes, les moyens, l'imagination sont au rendez-vous. La Ufa étonne par  l'abondance et par la diversité chatoyantes de ses productions: L'exotisme de l'Inde; du Maroc; de la Sibérie. L'historique: les châteaux médiévaux, la Vienne impériale, la Russie tsariste, la renaissance, le moyen âge allemand, la monarchie prussienne. La science fiction et le futurisme.
 
 
La Ufa ,outre  son  puissant  réseau  de distribution, possédait aussi ses propres salles de cinéma, sur les quelques milliers de salles du Reich,  la  société  comptait  91  salles  à  son  apogée.  Des  salles magnifiques,  richement  décorées  avec  éclectisme  à  l'intérieur comme à l'extérieur et pourvues de magnifiques enseignes lumineuses. Dans le Berlin de l'époque, Les soirées de première se déroulait avec un faste si époustouflant que le tout faisait presque figure de propagande! Les salles les plus célèbres étaient les fameuses Gloria-Palast et la Ufa-Palast em Zoo à Berlin.

                                                                                       source: google images.
 Le magnifique cinéma Ufa-Palast em Zoo à Berlin.
 
 
Dans les salles de cinéma, les films étaient souvent précédés des fameux films de revue ( films hebdomadaires sur l'actualité ),la Ufa savait amener son public à rêver, leurs stars: hommes et femmes chics, les automobiles, les appartements élégants tout comme on les voyait dans les revues illustrées, la richesse et le mode de vie prétendument libertin des vedettes demeuraient l'objet de désir. L'ambiance que l'on pouvait parfois y retrouver durant les projections était typique de l'époque: mécontentement des spectateurs face à une tournure d'une situation dans le film, commentaires disgracieux d'un voisin en salle, des chahutages, lancement de pop-corn et parfois même des bagarres!
 
 
  Fritz Lang, Une figure de proue
 
    
 
 
  
                                                                                  source: Cryptetian.net
Otto Hunte, Erich Kettelhut et Karl Vollbrecht ont conçu les superbes maquettes de Metropolis, mais pour les arrières plans, il doit s'agir de toiles peintes comme ici pour le gigantesque et intimidant gratte-ciel.
 
Sans contredit un des piliers de la société, Fritz Lang, demeurera un nom indissociable de l'histoire du cinéma à plus d'un titre. D'abord assisté son épouse et  scénariste de talent Thea von Harbou. Lang, un touche-à-tout de génie, sera l'auteur d' œuvres majeures comme Metropolis, sorti en salles en 1927, un film qui a nécessité des moyens considérable pour l'époque et un incontournable à plus d'un titre: maquettes, décors gigantesques, mise en scène impressionnante avec 36 000 figurants! La réalisation avait englouti la coquette somme de 5,3 millions de Reichmarks (une somme absolument astronomique pour l'époque) et dix-sept mois de tournage; ce qui as mit la Ufa dans un gouffre financier catastrophique. L'idée de ce film était venu à Lang lors d'une visite aux États-Unis avec Erich Pommer    en mission d'étude en 1924. À leurs arrivé à New-York sur un paquebot, à la vue de cette ville animée, les gratte-ciel, les boulevards animés,avait été pour Lang un choc à la fois fascinant et terrifiant.  Les ingrédients était réunis pour inspiré le contexte de Metropolis,un monde d'un futur déconcertant de gigantisme, d'une société oppressante et dépourvue d'humanisme. Malgré les critiques, le film n'a laisser personne indifférent, les mise en scène impressionnantes, le robot, les vues de la cité, le gratte-ciel gigantesque surmonté de cornes, encore aujourd'hui, le tout reste gravé dans les mémoires.
 
En 1929 Lang tourne Une femme sur la Lune, un film prémonitoire sur la course à la lune, inspiré par les romans de Jules Verne, mais y est développé le concept de base de lancement , compte à rebours et commentateur similaire à ce que la NASA fera plus tard.

    
                                                              source:google images.
  Fritz Lang (debout derrière la caméra) tournant une scène de La
   Femme sur la Lune.
 
 
   
                                                                                       source: google images.
Conception  des  maquettes  de  Metropolis,  on peu remarquer que certains murs de faux gratte-ciel on été conçus en perspective forcée
pour augmenté le réalisme.
  
                                                                                 source: google images.
  Ici, encore un scène splendide du film, le magnifique robot.
 
 
   
 
 
La Ufa face à Hollywood: dans l'œil de l'aigle
 
Derrière  l'effervescence  de  la  Ufa  et  des  autres  maisons  de  productions  de  cinéma  du Reich comme la Terra; la Phœbus; l'Emelka; la Prometheus-Film GmbH,  se  trouvait  une  économie  qui  se  relevait  péniblement,  entremêlé d'agitations et de confusions sociales encore présentes.  Les conséquences du traité de Versailles sur l'occupation alliée de la Rhur,  principale zone industrielle du Reich, faisait en sorte que la fragile économie de la République de Weimar dépendait des capitaux étrangers (en grande partie américains).   La reforme monétaire qui  réussit  à  rétablir  le mark a  pour  conséquence  de  réduire  les  exportations,   dont  les  films  allemands,   ce  qui  ouvrait  la  porte  aux importations  de  films  étrangers  et surtout les films américains. Dure réalité pour le cinéma allemand: en Allemagne, entre 1920 et 1930, le nombre de salles de cinéma variait de 3700 et 5000 environ, contre 20 000 sur le seul territoire américain, les marges de recettes étaient très inégales. Les américains forts de leurs studios géants comme la Universal , la Fox , La MGM  et la Paramount allaient prendre un contrôle solide du marché international. Le réalisateur Ernst Lubitsh avait été le premier exilé vers l'Amérique, mais c'est le départ d' Erich Pommer pour Hollywood en 1926, qui a eu l'effet d'une douche froide  pour la Ufa. Pommer était un producteur visionnaire et un gestionnaire hors-pair, c'est lui qui avait su amener à la Ufa des réalisateurs clés comme Fritz Lang, F.W. Murnau et Ludwig Berger. Même si Pommer reviendra au grand studio allemand quelques années plus tard, le mal était fait : Les réalisateurs Paul Leni, Ludwig Berger, FW Murnau, Des comédiens comme Pola Negri, Conrad Veidt, le grand Emil Jannings avaient eux aussi pris la direction d'Hollywood.  À noter que les autres maisons de production allemandes aussi ont souffert de cette érosion. Mais le grand studio allemand n'en est pas à ses premiers soubresauts, en 1927 arrive un nouveau président: Alfred Hungenberg, Véritable homme d'affaires et dévoué qui a une solide connaissance de l'industrie, il réussit à remettre sur les rails le colosse ébranlé. 

 
 
Le passage au cinéma sonore et la crise de 1929
 
Quoi que curieusement, la technologie du cinéma parlant a été préalablement développée en Allemagne au début  des années vingt et suivie de près par la Ufa, mais au vu des difficultés, qui mettront malheureusement cette option en suspend. C'est Hollywood en 1929 qui prend les devants, La Ufa passe au cinéma parlant l'année suivante, non sans obstacles, la direction doit à nouveau investir des sommes importantes pour rénover ses équipements et laboratoires, insonoriser ses studios existants et construire de nouveaux studios furent aussi nécessaire. Les films sonores étant plus chers à produire ont avantagé la Ufa face aux autres sociétés allemandes plus petites et le grand studio allait devenir le maître absolu du cinéma allemand à partir de 1930. Mais crise économique mondiale de 1929 allait de nouveau placer la Ufa et toute l'industrie du cinéma allemand dans une situation extrêmement précaire, le pouvoir d'achat du peuple allemand chute de nouveau ainsi que les fréquentations des salles de cinéma. Mais encore une fois la Ufa, de part sa structure, son avance économique et la détermination de ses leaders, surmontera cette tempête. En 1931, le rayonnement culturel du groupe sur le marché allemand est incontestable: productions de disques, un magazine,  71 filiales comprenant maisons de production; distributeurs; des sociétés de salles et des dizaines d' entreprises opéraient à l'étranger sous la bannière de la Ufa. La technique de la post-synchro n'étant pas encore au point, la Ufa ,qui se voulait toujours ouverte sur le monde, donc entre 1930 et 1933,il n'était pas rare que le grand studio engage des comédiens étrangers pour  ses films sonores, tournés simultanément en plusieurs langues (français, anglais, italien, hongrois etc.)
 
 
 
La Ufa et l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler: dans l'œil du Führer
 
L'histoire tumultueuse du grand studio allemand entre dans une autre phase critique en 1933: l'arrivée du national-socialisme (le nazisme) avec à sa tête Adolf Hitler, un chef d'état avec une autorité et une détermination sans équivalent dans l'histoire de l'humanité. Déterminé à réparer les dommages dus à la défaite de l'Allemagne lors du premier conflit mondial et à l'odieux traité de Versailles, il veut à donner à l'Allemagne une  place de grande puissance sur l'Europe et sur le monde. Étant autrichien de naissance, il avait servi sous le drapeau allemand lors du premier conflit mondial et  vouait un culte à l'armée,à la race allemande, dite aryenne. Après maintes  tractations, Hitler devient chancelier  du Reich le 30 janvier 1933, en ayant fait campagne avec succès contres les démocrates, les marxistes et surtout les juifs comme étant aussi responsables des malheurs de l'Allemagne. Cette Allemagne, en très grande partie, est désormais aveuglée par le Führer.
 
 
''Mais dans les villes du Reich, surtout à Berlin où l'ambiance libertine et  frivole qui était toléré sous la République de Weimar, Hitler fera figure de rabat-joie en prêchant un puritanisme strict: interdiction du jazz, arrestation et exécution des homosexuels et  entassement des prostituées dans des maisons de tolérance officiellement autorisées. En quelques temps l'ambiance festive de Berlin avait disparue'' (1).

Le Führer ainsi que Joseph Goebbels, son ministre de la propagande et les hautes instances du parti Nazi, étaient très au fait du cinéma de Reich et de la Ufa, ayant vu plusieurs films de la grande firme. À la Ufa, la haute direction, de  Emil Georg von Stauss, le président Alfred Hugenberg et le directeur Ludwig Klitzsch, tous déjà des national-socialiste, et une grande partie du personnel prêtent immédiatement allégance à Hitler. Goebbels est à la tête d'un bureau de censure du cinéma. À la Ufa plus rien ne sera jamais comme avant, l'atmosphère avait définitivement changer, le licenciement massif du personnel juif fait très mal. Les films allemands sont totalement boudés à l'étrangers et les films étranger ne rentrent plus sur le marché allemand. Cet isolement ne pouvait qu'être suicidaire pour le cinéma allemand, son art et son épanouissement. En avril 1933, las de tout ce cirque, Fritz Lang émigre en France pour un moment et par la suite il part pour les États-Unis. En mai Erich Pommer quitte à nouveau l'Allemagne pour Hollywood.
                       
     
                                         source:Histoire générale III,Savard et Dussault.p.211.
    La nuit, de nouvelles enseignes au néon avoisinent celles des
    cinémas du Reich.
 

Marlene Dietrich, d'un maniérisme hollywoodien
 
 
 
                                                                        source: google images.
 On est en 1930, arrive Marlene Dietrich, Le regard remplit
 de défiance, d'un envoutement ravageur, la  gente mascu-
 line en était subjugé!. On peut  y ressentir l'atmosphère li-
 bertin du Berlin de l'époque.  À remarquer la présence  du
 tabagisme, la Ufa aussi élevait aussi la cigarette comme
 complément d'élégance.
 
 
 
Marlene Dietrich, Une autre figure emblématique de la Ufa, incarnation sublime de la femme fatale, provocante et libérée, elle fait ses débuts remarquables en 1930 dans le premier  film parlant de la Ufa, L'Ange Bleu du réalisateur  autrichien Josef  von Sternberg. Suite au succès du film dans le monde entier et  face à la montée du nazisme qu'elle avait en aversion, elle quitte pour Hollywood où on l'acceuille à bras ouvert. Elle deviendra citoyenne américaine en 1937.  Sternberg, qui avait déjà fait ses classes à la MGM à Hollywood, était revenu en Allemagne pour se joindre à la Ufa, mais ce sera de courte duré, d'origine juive il a tout juste le temps de réaliser le film avant de quitter à nouveau pour l'Amérique en Compagnie de Dietrich où ils continueront à travailler ensemble.
 
 
Joseph Goebbels, en fin connaisseur  de  cinéma  tant  allemand  qu'étranger (surtout américain), avait  la Ufa à l'œil comme les autres firmes; la Tobis ,la Terra, etc. Ces dernières allaient devenir des instruments de  propagande  efficaces. Certes  la  Ufa  allait  continuer  à  produire  des  longs métrages de  fictions, aventures, comédies, la qualité était encore présente, mais  le  plus  souvent à saveur nazi. Des films d'actualités hebdomadaires et longs métrages réalisé par Leni Riefenstahl, une réalisatrice fanatique de Hitler, montrant  les discours  du Fuhrer et les déploiements nazis  et de l'armée allemande devant les  foules  gigantesques. Ces documentaires de propagandes avait un certainement un effet , au début, de renforcé l'approbation au régime ,mais plus les années passait, blasés de tels cérémonial, beaucoup de cinéphiles en avait même prit l'habitude d'arriver en retard aux projections. Goebbels réagit en imposant un règlement de fermetures des guichets cinéma dès le début des projections, aucun cinéphile ne doit manquer les bonnes actions du Führer.
 
En 1934, Goebbels nomme un certain Willi Krause comme censeur du cinéma du Reich, en pantin véritable, il avait aucune connaissance en cinéma. La qualité des produits de la Ufa s'en allait en se détériorant, l'atmosphère au sein du personnel était de plus en plus lourde, d'autres grinçait des dents, d'autres se comportait soit avec habileté, résignation ou discrétion. Il demeurais encore des valeurs sûres comme les acteurs Lilian Harvey, Willy Fritsch , Gustav Frölich et  Emmil Jannings qui est un des rares revenu d'Hollywood encore reconnu mondialement qui devinrent des collaborateurs du régime, sont 'ils mi-conciliant? mi-honteux? mi-conscient? Mais les Lang, Lubischt, E.A. Dupont ,Pommer, Murnau, Dietrich avait quitté l'Allemagne définitivement. Bref,  la magie d'antan avait bel et bien disparue.
 
En mars 1937, arrive la nationalisation du cinéma du Reich, La Universum-Film AG, cesse  totalement d'être une entreprise privée et se livre totalement à l'état nazi.  En 1938, l'Autriche, de langue et de race allemande, marché naturel pour les films allemand et pays natal de Hitler, suite aux menaces et ambitions de dernier, l'état autrichien fini par céder et est réuni au Reich, c'est '' l'Anschluss'', c'est-à-dire : La réunification, qui est proclamée en mars 1938 par l'arrivée en Autriche de troupes allemande et une entrée triomphale du Führer à Vienne. En 1940, Les autres studios allemand: la Tobis, la Terra, la Bavaria et  le studio autrichien: la Wien Film AG située à Vienne deviennent elles aussi nationalisées.
 
 
 
 
Début d'un mauvais film
 
En septembre 1939, débute la deuxième guerre mondiale, le 3ième Reich attaque la Pologne, des films d'actualités (reportages) sont réalisés sur le front et sont présenté au cinéma comme à l'habitude avant le programme principal, on projette à l'écran les avancées impitoyable de la Wehrmacht et de la Luftewaffe sur une  Pologne qui a du mal à se défendre, on rapporte avoir remarqué chez les visages des spectateurs des réactions partagées, certes de la fierté héroïque, mais aussi de l'accablement, de l'effroi, même de la compassion pour les polonais. Mais pour les affaires, à la Ufa, surtout à la direction du studio et au vu du ministre de la propagande tout baignait, la production de long métrage allait bon train. Les salles de cinéma du Reich était bondées. Les malheureux états conquis: la  Tchécoslovaquie, la Pologne, le Danemark, les Pays-bas, la Belgique, la Norvège et la France allaient servir de nouveaux marchés pour le cinéma du Reich. Suite aux combats et réédition de chaque un de territoires conquis, les cinémas étaient systématiquement réquisitionnés et ceux endommagés remis rapidement en état par les conquérants, pour y projeter les produits cinématographiques nazis, des longs métrages et des films d'actualités de propagande pour frapper , soumettre et germaniser au plus vite les esprits des conquis. Mais durant les projections, les films étaient la plupart du temps reçu avec un silence glacial. Ceux qui chahutaient et protestaient risquait le plus souvent d'être arrêtés et emprisonnés. Il est à noter qu'en France, grande puissance vaincue, qui comptait une industrie cinématographique très bien développée avec un public au goûts et exigences élevés, l'occupant allemand choisit une stratégie moins brutale. ''Face aux exigences du public cinématographique français, les Allemands ressentaient des complexes d'infériorité inavoués, mais justifiés'''(2).Tandis qu'a l'est sur le difficile front russe et les territoires conquis, les plans de diffusions cinématographique du Reich n'eurent pas lieu comme prévu. En 1942, sous l'égide de Max Winkler, le chargé de mission du Reich pour l'économie cinématographique, la Ufa se voit transformér en une structure gigantesque unissant la capacité totale de l'ancienne Ufa, la Tobis, la Terra, la Bavaria et  la Wien-Film ayant pour nouveau nom la Ufa-Film GmbH mais le nom du trust sera la Ufi.( * )
 
*. à noter qu'à partir de ce moment le nom officiel devient Ufi, mais pour une meilleure compréhension du texte qui suit, le nom Ufa est maintenu. (N.D.L.R.)"
 
 
 
Vers l'abime
 
En 1943, année du 25 ième anniversaire de la Ufa, les choses commencèrent à mal tourner pour Hitler et l'expansion du 3ième Reich,sur le front russe tout ce complique pour les troupes allemandes qui commence à reculer face à l'armée rouge de Staline, les grandes villes et les zones industrielles allemandes commencent à subir les bombardements britanniques, dont Berlin, les installations de la Ufa seront ébranlées comme le moral du personnel qui continue à produire films après films. Josef  Goebbels comme Ludwig Klitzsch et son personnel directoire quant à eux n'y voit qu'illusion en espérant que tout rentrera dans l'ordre. Mais en novembre 1943, les installations de la Ufa à Neubabelsberg seront sévèrement touchées, des équipes de secours sont constituées rapidement pour les réparations d'urgence et éteindre les incendies. La Ufa comme les autres groupes cinématographiques allemands doivent aussi mettre sur pied des équipes dans l'urgence de réparer les cinémas endommagés du pays, quoi que la catastrophe est à l'horizon, la Ufa continue ses activités tant bien que mal. Dans les cinémas, durant les projections de comédies, de drames et autres films de propagande, s'entremêlaient les bruits sourds des bombardements environnant. En 1944, avec le débarquement de Normandie et devant l'intensification des bombardements, une partie des équipes de production de la Ufa doit se déplacer dans vers des zones calmes de la campagne pour continuer à tourner des films et dans un hangar de la Ufa à Neubabelsberg jusqu'au dernier moment d'avril 1945 on y tourne le film Die Schenke zur ewingen Liebe, pour une population qui étouffe de plus en plus et  l'étau qui se resserre et se ferme sur Berlin avec le suicide de Hitler le 30 avril et l'Allemagne qui capitule le 8 mai.

 
 
Reconstruire à nouveau
 
Suite à la réédition, dans une Allemagne encore ruinée de nouveau et cette fois divisée: à l'est c'est l'occupation soviétique,à l'ouest, les troupes d'occupations  américaines, britanniques et françaises. Ces dernières, dans leurs processus de ''dénazification'', avaient instauré un moratoire interdisant l'utilisation du nom et du sigle de la Ufa pour au moins 10 ans.  À l'est comme à l'ouest, les artistes et techniciens restants de la Ufa comme les autres studios allemands sont laisser à eux-mêmes, tout comme ce peuple commotionné, obligé à auto-examen de conscience, à se relever de nouveau, à comprendre le contexte de leur défaite et de quelle manière ils ont été piégés. Certains des acteurs se retrouvent dans le domaine du théâtre, d'autres servent d'amuseurs publiques pour les troupes d'occupation américaines, les autres survivent comme il le peuvent. Mais la passion du métier en chacun d'eux n'est pas démolie pour autant, en juillet 1945, des acteurs et techniciens se regroupent pour fonder des petites compagnies de productions plus ou moins sérieuses.  À l'est , les studios de la Ufa à Neubabelsberg et Tempelhof, étaient encore en grande partie intacte, mais les occupants soviétiques avaient pillé presque tout le matériel de tournage et les précieux stocks des copies.
 
À partir de 1946,  Erich Pommer revient de nouveau en Allemagne et à la demande des américains et est nommé film control officer (officier de contrôle du cinéma) ayant pour tâche délicate de contrôler et de restructurer le cinéma allemand et les quelques films seront produits. Mais l'occupant américain encore inconfortable avec cette situation se doit de restructurer l'organigramme de l'ancienne Ufi , tâche longue et complexe, qui prendra le nom de Lex-Ufi en 1949, pour mieux démanteler l'ancien géant constitué par Max Winkler, dans les buts essentiel d'éliminer cette puissante concentration et d'y  retracer des sympathisants de l'ancien régime national-socialiste. Mais dans le milieu cinématographique et le peuple, il y avait une volonté et une nostalgie de faire revivre la Ufa de nouveau, comme seule voie de ramener une vraie industrie prestigieuse du cinéma allemand. En compensation, plusieurs nouvelles sociétés de productions sont autorisées.
 
Mais tout se complique pour la renaissance fragile du cinéma allemand et la Ufa, Entre les puissances d'occupations, Les alliés et les soviétiques, on assiste à une montée considérable des tensions et la guerre froide commence. En 1949, L'Allemagne est divisée en deux à L'Ouest: c'est la République d'Allemagne Fédérale, à l'est c'est la République Démocratique Allemande. Ce contexte amena des assouplissements des puissances occupantes dans les deux nouvelles Allemagne et la fin du contrôle préalable obligatoire des films produits du côté de l'Allemagne fédérale où on assiste à une renaissance du cinéma allemand (ce dont l'omni-présence de l'ancien personnel de la Ufa y est pour beaucoup.) jusqu'a la fin des années cinquante.
 
C'est en 1953 qu'est levée l'interdiction du nom Ufa. Mais il faut attendre en 1956 pour voir (de nouveau) la Deutshe Bank se porter acquéreur du nom prestigieux et d'une partie de sa structure d'antan, avec un nouveau directeur général:  Arno Hauke, on pouvait ainsi croire que la grande Ufa était revenue, mais elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Elle ne suscitait plus l'intérêt des producteurs et des investisseurs. Hauke, quoique d'un dévouement et d'une compétence irréprochable,et malgré quelques bons films qui on été produits, ne pu mené à bien une reconstitution de gigantisme et de prestige espéré. La télévision, l'automobile étaient en pleine expansion et  les habitudes de consommation changeais, et de toute façon les films allemands n'était, pour des raisons évidentes, plus exportables à l'étranger, donc les coûts d'amortissements en était réduits au seul marché ouest-allemand. En 1960, Hauke est congédié et remplacer par des administrateurs plus ou moins doués, en 1963 Après de houleuses années, la Deutsche Bank se résigne à se départir de ses avoirs et la clé est mise dans la porte.
 
 
 
  Héritage de la Universum-film aktien gesellschaft
 
 
 
 
   
    Le logo actuel de la Ufa.
 
 
 
En 1966 le gouvernement ouest-allemand crée la Fondation Firiedrich-Wilhelm-Murnau, qui ce porte acquéreur des droits des films de l'ancienne Ufa et la Bavaria.
 
Début année soixante-dix, le nom Ufa refait de nouveau surface, le nom Ufa et les installations de Neuebabelsberg sont aquis par le Bertelsmann Group, qui sera une maison de production de films. Ce groupe ira en conglomérats avec d'autres firmes allemandes impliquées dans le domaine de la télé et du divertissement. Après le chute du mur de Berlin et la réunification des années quatre vingt-dix, Le site de Neubabelsberg abrite la nouvelle Ufa, ainsi que d'autres firmes de productions et est devenu le haut lieu de la télévision berlinoise.
 
Le destin a voulu que le coup fatal porté au grand studio de son époque la plus faste le fut par une emprise stratégique d'une dictature assoiffée de vengeance (un plat qui se mange froid) et de colère (qui est mauvaise conseillère). Mais ce qui reste de l'ancienne Ufa aujourd'hui est gigantesque: entre 1918 et 1963 ont été produits plus de 3000 films et documentaires, pour le meilleur et malheureusement comme pour le pire, mais encore de nos jours les nom de Lang, Murnau, Lubisht, Dietrich, Wiene, Pommer, évoquent ce volet magnifique de l'histoire du septième art, de par son logo: le fameux losange qui dégage encore de la magie...les blousons blanc du personnel technique un peu comme à la NASA.
 
Mais au cours de années cinquante, C'est en  l'Italie, avec les Fellini, Rosselini, Lenoe et la Cineccita en banlieue de Rome qui deviendra le nouveau centre névralgique du cinéma européen. Mais ça c'est une autre histoire!
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Filmographie de Ufa 
(période du muet)
Cette liste n'est que partielle et elle ne constitue pas une liste officielle de la Ufa.
année

titre français
titre original allemand réalisateur(s)
1918
Carmen
Carmen
Ernst Lubitsh
1918
Les Yeux de la momie
Die Augen der Mumie Ma
Ernst Lubitsh
1918
Je ne voudrais pas être un homme Ich möchte kein Mann sein
Ernst Lubitsh
1919

Madame du Barry Madame du Barry
Ernst Lubitsh
1919
Le Cabinet du Docteur Caligari Das Kabinett des Doktor Caligary
Robert Wiene
1919
La Métisse Halbblut
Fritz Lang
1919
Le Maître de l'Amour Der Herr der Liebe
Fritz Lang
1919
Les Araignées-1:Le Lac d'or Die Spinnen-1. Teil: Der Goldene See
Fritz Lang
1919
Harakiri
Harakiri
Fritz Lang
1919
La Princesse aux huîtres
Die Austernprinzessin
Ernst Lubitsh
1919
La Poupée 
Die Puppe
Ernst Lubitsh
1920
La statue qui marche
Das Wandernde Bild
Fritz Lang
1920
La Reine du Monde
Der Herrin der Welt
Joe May
1920
La Tête de Janus
Der Januskopf
F.W. Murnau
1920
Les Araignées-2:Le Cargo de diamants
Die Spinnen-2. Teil: Das Brillantenschiff
Fritz Lang
1920
Les Filles de Kohlhiesel
Kohlhiesels Töchter
Ernst Lubitsh
1921

Le Tombeau Indou
Das Indishe Grabmal
Joe May
1921
Coeurs en lutte
Kämpfende Herzen
Fritz Lang
1921
Léo et ses deux femmes
Leo und seine zwei Bräute
Leo Peuckert
1921
La Chatte des montagnes ?
Ernst Lubitsh
1921
Le Courant
Der Strom
Felix Bash
1921
Le Dieu Noir
Der Schwarze Gott
Alfred Halm
1922
Lola Montès, la danseuse du roi
Lola Montez, die Tänzerin des Königs
Willi Wolf
1922
Docteur Mabuse, Le Joueur
Doktor Mabuse, Der Spieler
Fritz Lang
1922

La Femme du Pharaon
Das Weib des Pharao
Ernst Lubitsh
1922
Montmartre
Die Flamme
Ernst Lubitsh
1922
Enfants de la Pénombre
Kinder der Finsternis
Ewald André Dupont
1922
Le petit Muck
Der Kleine Muck
Wihelm Prager
1922
Le faux Prince
Der falsche Prinz
Wihelm Prager
1922
Petite table, couvre toi
Tischlein deck dich
Wihelm Prager
1923
La Rue
?
Karl Grune
1923
 
L'Expulsion
Die Austreiburg
F.W. Murnau
1923
Le soulier perdu
Der verlorene Schuh
Ludwig Berger
1923

Les Finances du grand-duc
Die Finanzen des Großherzogs
F.W. Murnau
1924
Le Dernier des Hommes
Der Letzte Mann
F.W. Murnau
1924
La Princesse et le violoniste
Der Prinzessin und der Geiger
Graham Cutts
1924
 
La Chronique de Grieshuus
Zur Chronik von Grieshuus
Arthur von Gerlach
1924
Les Nibelungen: Siegfried
Die Nibelungen: Siegfried
Fritz Lang
1924
 
Michaël
Mikaël
Carl Theodor Dreyer
1924
 
La comédie du coeur
Komödie des Herzens
Rochus Gliese
1924
Les Nibelungen: La vengeance de Kriemhild
Die Nibelungen: Kriemhilds Rache
Fritz Lang
1925
La Tour du Silence
Der Turm des Schweigens
Johannes Guter
1925
Le danseur de ma femme
Der Tänzer meiner Frau
Alexender Korda
1925

La jeune fille sous protection
Das Mädchen mit der Protektion
Max Mack
1925
L'aventure de M. Filip Collins
Herrn Filip Collins Abeuteuer
Johannes Guter
1925
 
Un rêve de valse
Ein Walzertraum
Ludwig Berger
1925
Chemins de la force et la beauté
Wege zu Kraft und Schönheit
Wihelm Prager
1925
Le Père Voss
Vater Voss
Max Mack
1925
La fille du bureau
Das Fräulein vom Amt
Hans Schwarz
1925
La deuxième Mère
Die Zweite Mutter
Heinrich Bolten-Baeckers
1925
Tartuffe
Tartüffe
F.W. Murnau
1925
Le fermier du Texas
Der Farmer aus Texas
Arthur Robison
1925
L'homme sans logement
Der ohne Wohnung
Heinrich Bolten-Baeckers
1925
 
Variétés
Variétés
E.A. Dupont
1925
Pietro le corsaire
Pietro der Korsar
Arthur Robison
1926
Faust, Une Légende Allemande
Faust
F.W. Murnau
1926
 
Manon L'escault
Manon L'escault
Arthur Robison
1926
 
Le violoniste de Florence
Geiger von Florenz
Paul Czinner
1926
 
Les Frères Schellenberg
Die brüder Schellenberg
Karl Grune
1927

Metropolis
Metropolis
Fritz Lang
1927
 
?
Der Fürst  von Pappenheím
Richard Eichberg
1927
La guerre mondiale
Der Weltkrieg
Leo Lasko
1928
Les Espions
Spione
Fritz Lang
1928
 
?
Heimkehr
Joe May
1929
La Femme sur la Lune
Frau im Mond
Fritz Lang
1929
 
L'asphalte
Asphalt
Joe May
1929
L'Enfer des Pauvres
Mutter Krausens Fahrt ins Glück
Phil Jutzi
1930
La favorite des dieux
Liebling der Götter
Hanns Schwarz

(période du sonore)

1930
L'Ange Bleu
Der Blaue Engel
Josef  von Sternberg
1930
 
Le Chemin du paradis
Die Drei von der Tankstelle
Whilheml Thiele
1930
Cambrioleur
Einbrecher
Hanns Schwarz
1930
 
Adieux
Abschied
Robert Siodmak
1930
Mélodie des Herzens,Valse d'amour
Liebeswalzer
Whilheml Thiele
1930
 
Celui qui cherche son meurtrier
Mann, der seinen Mörder sucht
Robert Siodmak
1931
M, Le Maudit
M – Eine Stadt sucht einen Mörder
Fritz Lang
1931
 
Le Congrès s'amuse
Der Kongress tanzt
Erik Charell
 1932?

Tumultes
Störme der Leidenschaft
Robert Siodmak
1932
Le Vainqueur
Der Sieger
Hans Hinrich et Paul Martin
1932
Une idée superbe
Ein toller Einfall
Kurt Gerron
1932
Quand l'amour fait la mode
Wenn die liebe Mode macht
Franz  Wenzler
1932
Moi et l'impératrice
Ich und die Kaiserin
Friedrich Holländer
1932
Le démon blanc
Der weisse Dämon
Kurt Gerron
1932
Un projet déjoué
Strich durch die Rechnung
Alfred Zeisler
1932
Ça va déjà mieux
Es wird schon wieder besser
Kurt Gerron
1932
La Lumière Bleu
Das blaue Licht
Leni Riefenstahl
1932
Comment vais-je l'annoncer à mon mari
Wie sag ich's meinem Mann
Reinhold Schünzel
1932
Le Hussard noir
Der schwarze Husar
Gerhard Lamprech
1932
Le rêve blond
Ein blonder Traum
Paul Martin
1932
IFI ne répond plus
FPI antwortet nicht
Karl Hartl
1932
L'insolent
Der Frechdachs
Carl Boese et Heinz Hille
1932
Moi le jour, toi la nuit
Ich bei Tag und Bei Nacht
Ludwig Berger
1932
La comtesse de Monte Cristo
Die Gräfin von Monte Christo
Karl Harlt
1932
Deux cœurs et un battement
Zwei Herzen und ein Schlag
Wilhelm Thiele
1933
Le Testament du Docteur Mabuse
Das Testament des Doktor Mabuse
Fritz Lang

(période du nazisme)

1933
Georges et Georgette
Viktor und Viktoria
Reinhold Schünzel
1933
Petit, je suis content de ta venue
Kind, ich freu' mich auf dein Kommen
Kurt Gerron
1933
Une saison au Caire
Saison in Kairo
Reinhold Schünzel
1933
 
?
Der Choral von Leuthen
Carl Froehlich
1933
Abel et son harmonica
Abel mit der Mundharmonika
Erich Wascheck
1934
Vents frais du Canada
Frischer Wind aus Kanada
Heinz Kenter et Erich Holder
1934

Un homme veut se rendre en Allemagne
Ein Mann will nach Deutschland
Paul Wegener
1935
 
La jeune fille sotte
Die törichte Jungfrau
Richard Schneider- Edenkoben
1935
 
Un de trop à bord
Einer zuviel an bord
Gerhard Lamprech
1935
 
Le domino vert
Der grüne Domino
Herbert Selpin
1935

L'ordre supérieur
Der höher Befehl
Gerhard Lamprech
1935
Rend-moi heureux
Mach' mich glücklich Arthur Robison
1935
 
La jeune fille de Moorhof
Das Mädchen vom Moorhof
Detlef Sierck
1935
 
Les Dieux s'amusent Amphitryon
Reinhold Schünzel
1936

Traîtres
Verräter
Karl Ritter
1936
 
La jeune Irène
Das Mädchen Irene
Reinhold Schünzel
1936
 
Axel à la porte du paradis
Axel an der Himmelstür
Ralph Benatzly
1936
 
Sous le ciel Brûlant
Unter heißem Himmel
Gustav Ucicky
1936
 
L'étudiant mendiant
Bettelstudent
Goerg Jacoby
1936
 
Le concert à la court
Das Hofkonzert
Detlef Sierck
1936
 
Ville Anatol
Stadt Anatol
Viktor Touransky
1936
 
Gouvernement de femmes
Weiberregiment Karl Ritter
1936
 
Les enfants du bonheur
Glückinder Paul Martin
1937
Et toi, mon trésor, tu est du voyage
Und Du, mein Schatz, fährst mit
Goerg Jacoby
1937

Patriotes
Patrioten
Karl Ritter
1937

Opération Michael
Unternehmen Michael
Karl Ritter
1937
On a arrêté Sherlock Holmes
Der Mann, der Sherlock Holmes war
Karl Hartl
1938

Permission sur parole
?
Karl Ritter
1939
 
Mademoiselle
Fräulein
Erich Waschneck
1939
 
Légion Condor
Legion Condor
Karl Ritter
1939
 
Trois pères autour d'Anna
Drei Vater um Anna
Carl Boese
1939
 
Pour le mérite
Pour le mérite
Karl Ritter
   - début du deuxième conflit mondial, 1 er septembre 1939.
 
1939
 
La campagne de Pologne
Feldzug in Polen
Fritz Hippler
1940
 
Le poète de la petite ville
Der Kleinstadpoet
Josef von Baky
1940
 
Baptême de feu
Feuertaufe
Hans Bertram
1940
 
Victoire à l'Ouest
Sieg im Westen
Svend Noldan
1941
 
Sous-marins à l'ouest
U-boote westwärts
Günther Rittau
1941
 
?
Hotel Sacher
Erich Engel
1941
 
Stukas
Stukas
Karl Ritter
1941
 
La Belle Diplomate
Frauen sind doch bessere diplomaten
Georg Jacoby
1941
 
Nuit de noces
Hochzeitsnacht
Carl Boese
1941
 
Danse avec L'empereur
Tanz mit dem Kaiser
Georg Jacoby
1941
 
Annelie: l'histoire d'une vie
Annelie: Die Geschichte eines Lebens
Josef von Baky
1942
 
Noces à Bärenhof
Hochzeit auf Bärenhof
Carl Froelich
1943
 
Aventures fantastiques du baron Munchhausen
Münchhausen
Josef von Baky
1944
 
?
Der Majoratsherr
Hans Deppe
1944
 
L'hôtel des noces
Das Hochzeitshotel
Carl Boese
1944
 
Pourquoi ment-tu, Elisabeth?
Warum lügst du, Elisabeth?
Fritz Kirchhoff
1944
 
Une femme pour trois jours
Eine Frau für drei Tage
Fritz Kirchhoff
1944
 
Nuits d'été
Sommernächte
Karl Ritter
1944
 
Une maison joyeuse
Ein fröhliches Haus
Johannes Guter
1944
 
Offrande au bien-aimé
Opfergang
Veit Harlan
1944
 
Rêverie
Träumerei
Harald Braun
1945
 
Au bistrot de l'amour éternel
Die Schenke zur ewingen Liebe
Alfred Weidenmann
 
 (la nouvelle Ufa de 1956 à 1963)
 
1958
 
Maman n'est elle pas fabuleuse?
Ist mama nicht fabelhaft?
Peter Beauvais
1958
 
Tant que le cœur bat
Solange das Herz schlägt
Alfred Weidenmann
1959
 
Sans tambour ni trompette
Die Gans von Sedan
Helmut Käutner
1961
 
Gravier noir
Schwarzer Kies
Helmut Käutner
1961
 
Le miracle de Malachie
Das Wunder des Malachias
Berhard Wicki
 
 
 

 
 
 
 
 Anecdotes 
 
 
- Fritz Lang n'as pas caché être impressionné par le savoir faire technique des américains en assistant au tournage du Fantôme de l'Opéra à
  Universal City ,durant son voyage aux États-Unis en 1924 en compagnie d'Erich Pommer.

 
 
- Après avoir vu Metropolis, H.G. Wells avait qualifié le film ''d'œuvre tapageuse'' et de '' fumisterie ignorante et démodée afin de barré la route
  à n'importe quel film de meilleure qualité.'' (3)
 
 
 
- En 1933, La Ufa avait même fait l'achat d'un avion des usines Klemm,en vu d'un film, mais le projet fût malheureusement abandonner, ce  
  qui aurais pu être, sans doute, le premier film d'avion de l'histoire du cinéma.
 
 
 
-Alfred Hitchcock qui a travailler à la Ufa comme décorateur en 1924, lors d'une pause, Friedrich Wilhelm Murnau (qui tournait sur le plateau, le Dernier des hommes) enseigna à Hitchcock que la décoration, tel qu'elle se présentait sur le lieu de tournage, ne jouait aucun rôle: ''la seule chose qui compte était ce que l'on voit à l'écran''. (4).
 
 
 
Références:
Livres:
 
1. Collectif: Les années d'illusions,Time-Life,1979, p.74.
2. Klaus Kreimer: Une histoire du cinéma allemand: La Ufa, Flammarion,1994.p.500.
3. Klaus Kreimer: Une histoire du cinéma allemand: La Ufa, Flammarion,1994.p.235.
4. Klaus Kreimer: Une histoire du cinéma allemand: La Ufa, Flammarion,1994.p.159.
-P.Savard et H. Dussault: Histoire générale III, De 1815 à 1968, Centre Éducatif et Culturel,1968.
-Dominique Païni et Guy Cogeval: Hitchcock et l'art : coïncidences fatales, M.N.B.A, 2001.
-Peter Mänz et Christian Maryška: Ufa Films Posters 1918-1943,1998.
-Collectif, Cinéma d'aventures,Cinéma de science-fiction, Alpha, 1979.
-Georges Sadoul, Le cinéma français,Flammarion,1962.
Revues:
-La cinémathèque, no.63,avril-mai 2001,p.63.
 
 
 
 
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